La collection «Socius / Littérature, art, discours, société» accueille des ouvrages dans lesquels les interactions de la culture et de la société sont centrales. Publiée par les Presses de l’Université de Montréal, elle est dirigée par Benoît Melançon du Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal. Cliquez ici pour obtenir un feuillet publicitaire Dernière mise à jour : 3 octobre 2011 |
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Quatrième de couverture La modernité québécoise est-elle caractérisée par une absence du maître ? Voilà la question à partir de laquelle sont relues ici les œuvres de Saint-Denys Garneau, de Jacques Ferron et de Réjean Ducharme. Pour y répondre, Michel Biron a lu attentivement leurs principales œuvres à l’aide de la sociocritique des textes et de l’anthropologie. Le concept de «liminarité», ainsi que l’a pensé Victor W. Turner, lui permet de jeter un éclairage nouveau sur ces classiques de la littérature québécoise. Chez eux, les bords sont peuplés, mais le centre, lui, est vide; cette étonnante géographie suppose des communautés qui ne le sont pas moins. Garneau, Ferron et Ducharme imaginent une société en creux, un espace de communication soumis aux lois de l’amitié plutôt qu’à un système hiérarchisé. La littérature s’offre à eux tel un terrain vague, un «grand loisir» (Ferron) où rien n’est vraiment interdit. À la littérature comme institution et à l’histoire comme série de ruptures, l’écrivain liminaire, qui refuse d’être un «homme de lettres» (Ducharme), oppose l’écriture comme «commencement perpétuel» (Garneau). Il ne se reconnaît plus de maîtres. Mais en a-t-il jamais eus ? Michel Biron enseigne la littérature à l’Université du Québec à Montréal. Il a publié la Modernité belge (1994), le Roman célibataire (avec Jacques Dubois, Jean-Pierre Bertrand et Jeannine Paque, 1996) et Un livre dont vous êtes l’intellectuel (avec Pierre Popovic, 1998). Table des matières Remerciements
Chapitre 1
Chapitre 2 Chapitre 3 Jacques Ferron : la fête de la littérature Chapitre 4 Réjean Ducharme : loin du milieu Conclusion Comptes rendus Lettres québécoises, 103, automne 2001, p. 46-47 (Michel Gaulin) Le Devoir, 20-21 octobre 2001, p. D4 (Marie-Andrée Beaudet) Spirale, 181, novembre-décembre 2001, p. 54-55 (Brigitte Faivre-Duboz et Karim Larose) Nuit blanche, 87, été 2002 (Jean-Guy Hudon) Ponti / Ponts. Langues, littératures, civilisations des pays francophones, 2, 2002, p. 279-280 (Nicoletta Dolce) Globe. Revue internationale d’études québécoises, 5, 1, 2002, p. 183-187 (Pascal Brissette) Studi Francesi, 138, 46 : 3, septembre-décembre 2002, p. 747-748 (Lucie Picard) Recherches sociographiques, 43, 3, septembre-décembre 2002 (Jean-Philippe Warren) Retour à la liste des titres de la collection Quatrième de couverture «Le meurt-de-faim rit, le mendiant rit, le forçat rit, la prostituée rit, l’orphelin, pour mieux gagner sa vie, rit, l’esclave rit, le soldat rit, le peuple rit; la société humaine est faite de telle façon que toutes les perditions, toutes les indigences, toutes les catastrophes, toutes les fièvres, tous les ulcères, toutes les agonies, se résolvent au-dessus du gouffre en une épouvantable grimace de joie» (L’homme qui rit, II, IX, 2). «Les efforts de l’homme pour se procurer de la joie sont parfois dignes de l’attention du philosophe», écrit Victor Hugo dans L’homme qui rit. Comme les autres romantiques, il fait pourtant peser un énorme soupçon sur le rire et sur la gaieté. Les rictus omniprésents sous sa plume et celle de ses contemporains appartiennent tant au sadisme qu’à la souffrance, tant au bourreau qu’à sa victime. Alors que notre époque se montre friande de bonne humeur, de fêtes, de festivals, Victor Hugo et ses contemporains des quatre coins de l’Europe jugent que la joie est mal à-propos, elle qui résonne au milieu des souffrances populaires. Il peut lui arriver de sourire ou de verser des larmes, mais le héros hugolien ne rit pas, sauf si on l’y oblige. Doit-on encore lire les romantiques aujourd’hui ? Oui, parce qu’ils nous rappellent qu’il faut résister à la dictature contemporaine de l’allégresse, du rire de force. Voilà pourquoi Rictus romantiques se termine par un «Éloge de la mauvaise humeur». Maxime Prévost, après des études doctorales à l’Université McGill, est chercheur postdoctoral au Département d’études françaises de l’Université de Montréal. Il a publié des articles dans Discours social, Littératures, Neophilologus, Nineteenth-Century French Studies, Studi Francesi. Rictus romantiques est son premier livre. Table des matières I. Gaieté perverse et rire de force II. Discours de la Méthode
Première partie : la gaieté perverse Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Deuxième partie : la tristesse des justes Chapitre 4
Chapitre 5
Troisième partie : le rire de force Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Éloge de la mauvaise humeur De la gaieté perverse au rire de force Rire pour vrai Pour une topique historique Que peut la littérature ? Textes cités Index Comptes rendus Le Devoir, 7-8 septembre 2002, p. D6 (Marcel Fournier) Forum (Université de Montréal), 37, 21, 17 février 2003, p. 6 (Dominique Nancy) Nuit blanche, 91, juin 2003 (Laurent Laplante) Revue d’histoire littéraire de la France, 103, 3, juillet-septembre 2003, p. 751-753 (Alex Lascar) Histoires littéraires, 12, 2002, p. 159-160 Studi Francesi, 142, 48 : 1, janvier-avril 2004, p. 210-211 (Judith Wulf)
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Quatrième de couverture Y eut-il, entre 1919 et 1939, un fascisme proprement français ? Oui, contrairement à ce qu’affirment depuis longtemps les fascistologues de toutes obédiences. La base de ce fascisme était-elle idéologique ? Non, affirme Michel Lacroix : elle était d’abord esthétique. Son ouvrage vise à montrer que tout du fascisme naît de l’esthétique ou y aboutit. Les discours, les pratiques symboliques et les textes littéraires ne cessent de le répéter : «Qui dit fascisme dit avant tout beauté» (Benito Mussolini). Qu’est-ce qu’un chef ou un héros pour les artistes fascistes ? Quelles valeurs cherchent-ils à promouvoir chez les jeunes en Allemagne, en Italie et en France ? À quel spectacle politique consacrent-ils leurs efforts ? Voilà les trois principales questions auxquelles répond Michel Lacroix. Pour y arriver, il est allé relire Drieu la Rochelle et Céline, mais il s’est aussi intéressé au scoutisme et à l’olympisme, à la sculpture comme au cinéma. C’est ce qui lui a permis de comprendre les rapports troubles du pathos, de l’exhibition, du sublime, de la violence et de la mort dans le fascisme français de l’entre-deux-guerres. Michel Lacroix est professeur au Département de français de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Il a publié des articles sur Louis-Ferdinand Céline, Drieu la Rochelle, Jean Paulhan, Robert Brasillach, les sociabilités intellectuelles au Québec et en France. De la beauté comme violence est son premier livre. Table des matières Remerciements Liste des abréviations Avant-propos I. France, fascisme, esthétique
II. Sociocritique et discours social Chapitre 1 I. Les faveurs du chef
II. «Être héroïque ou périr» : le discours fasciste sur l’héroïsme
III. Le héros de cette histoire...
Chapitre 2 I. L’âge de la jeunesse
II. «La fascisme est jeunesse, donc beauté» III. Le discours de la jeunesse
IV. Mourir à trente ans : Robert Brasillach Chapitre 3 I. Le spectacle du pouvoir
II. Chorégraphies fascistes III. Le défilé de l’orgueil
IV. «Ce que j’aime dire : nous» : esthétique fasciste et collectivité
Conclusion I. L’esthétique fasciste
II. Kitsch, fascisme, romantisme III. Pars destruens : fascisme et laideur IV. Fascisme, esthétique et recyclage V. Fascisme et littérature Bibliographie Index Comptes rendus Études littéraires, 36, 3, printemps 2005, p. 139-145 (compte rendu de Sébastien Côté, suivi d’une réponse de Michel Lacroix) Nuit blanche, 98, printemps 2005, p. 30 (Laurent Laplante) En tête (Université du Québec à Trois-Rivières), 5, 12, 28 novembre 2005 (Anne-Marie Duquette) Romanische Forschungen, 117, 4, 2005, p. 537-539 (Frank-Rutger Hausmann) Lettres romanes, 59, 3-4, 2005, p. 349-352 (Olivier Odaert) Romanic Review, 97, 1, janvier 2006, p. 94-98 (Robert S. Thornberry) French Studies, 40, 1, janvier 2006, p. 139-140 (Nicholas Hewitt) The French Review, 79, 4, mars 2006, p. 856-857 (Jacques Laroche) Symposium, 60, 2, été 2006, p. 124-126 (Kimberley J. Healey) University of Toronto Quarterly, 76, 1, hiver 2007, p. 144-152 (Patrick Bergeron)
Quatrième de couverture Est-il possible de relire Louis Hémon aujourd’hui ? Peut-on le soustraire à la fixation muséale ? Comment faire pour redynamiser son œuvre, ramenée avec trop de facilité à Maria Chapdelaine ? Pour arriver à cela, une seule voie : dépayser Hémon. Au lieu de lire son plus célèbre roman comme une œuvre nationale, voire nationaliste, il faut le situer par rapport aux romans régionalistes français de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Au lieu de se contenter du romancier, il faut voir comment Louis Hémon, avant bien d’autres, s’insère déjà dans une culture médiatique. Au lieu d’en faire un homme de l’enracinement et du terroir, il faut le voir en passeur culturel, en vagabond, en itinérant. Et, surtout, il importe de découvrir le poids des relations familiales dans sa vie comme dans son œuvre. Le fils, le frère, le mari, le père — voilà autant de figures qui traversent l’œuvre. En les étudiant, on voit apparaître la contradiction centrale de l’expérience d’un Hémon pris entre son désir de singularité et sa difficulté à se déprendre des liens qui l’enserrent. Le Louis Hémon de Paul Bleton et Mario Poirier n’est pas celui que la tradition a voulu imposer. Il ne devrait plus jamais l’être. Paul Bleton est auteur de nombreux essais et articles sur les genres de la littérature sérielle et sur la bande dessinée. Il travaille actuellement sur la fiction militaire. Il est professeur à la Télé-université à Montréal depuis 1982. Mario Poirier est psychologue clinicien. Il a principalement œuvré dans les milieux communautaires auprès d’une clientèle adulte défavorisée éprouvant des problèmes de santé mentale. Il est professeur régulier de psychologie à la Télé-université et chargé d’enseignement clinique à l’Université de Montréal. Table des matières
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Postface
Bibliographie
Index
Comptes rendus Le Devoir, 18-19 septembre 2004, p. F4 (Michel Lapierre) Culturehebdo.com, novembre 2005 Études littéraires, 37, 1, automne 2005, p. 159-162 (compte rendu de Chantal Bouchard, suivi d’une réponse de Paul Bleton et Mario Poirier) Acta Fabula, 7, 3, juin-juillet 2006 (Marie-Pierre Andron) Dalhousie French Studies, 76, automne 2006, p. 171-172 (Alain Nabarra) COnTEXTES, 10 novembre 2007 (Cécile Vanderpelen-Diagre)
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Quatrième de couverture À quelle époque le malheur est-il devenu une des clés de la réussite pour les gens de lettres ? Quand les écrivains ont-ils commencé à comptabiliser leurs souffrances, puis à les étaler aux yeux du public et de la postérité ? Pourquoi s’est-on mis un jour à croire qu’un écrivain malheureux pouvait être plus vrai, plus authentique, en un mot plus génial, qu’un écrivain tout bêtement heureux ? Cet ouvrage retrace les origines d’un mythe singulier, celui du poète maudit, que la plupart des critiques ont associé à la seule deuxième moitié du XIXe siècle. Pourtant, bien avant Verlaine ou Baudelaire, des hommes de lettres se sont constitué un «capital malheur» afin d’obtenir la sympathie d’un public sensible aux infortunes des grands hommes. Tout comme Jean-Jacques Rousseau, lui qui aimait dire qu’il avait la «célébrité des malheurs», des écrivains d’origine sociale diverse ont cru, avant le XIXe siècle, que leur persécution, leur pauvreté ou leurs maladies pouvaient s’avérer un excellent atout dans leur lutte pour accéder à la légitimité littéraire. C’est vrai d’inconnus comme Nicolas Gilbert et Victor Escousse, mais également de stars comme Chateaubriand et Hugo. En analysant leurs stratégies, Pascal Brissette veut montrer que l’association des termes «valeur» et «malheur» n’est pas toujours allée de soi dans le monde des lettres. Il fut un temps où l’écrivain le plus riche, le mieux protégé, le plus adulé, était aussi, et tout naturellement, le plus grand et le plus génial. À une époque, la nôtre, qui croit encore trop souvent qu’un grand écrivain ne saurait être heureux, il faut dire que le mythe de la malédiction littéraire est historique, et qu’il aura une fin. Pascal Brissette est chercheur postdoctoral au Département d’études françaises de l’Université de Montréal. Il a publié un livre, Nelligan dans tous ses états : un mythe national (Fides, 1998), et des articles (sur Jean-Jacques Rousseau, Nicolas Gilbert, François Lacenaire, Victor Hugo). Table des matières Remerciements Liste des figures Liste des abréviations et des sigles
Première partie. Du malheur des lettrés avant la malédiction littéraire : topiques Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Deuxième partie. Des topiques au mythe Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Conclusion Bibliographie
Index Comptes rendus Histoires littéraires, 23, 2005 Acta Fabula, 6, 2, été 2005 (Myriam Bendhif-Syllas) Lettres québécoises, 120, hiver 2005, p. 44 (Francis Langevin) @nalyses, printemps 2006 (David Vrydaghs) Québec français, 142, été 2006, p. 8 (Jacques Paquin) French Studies, 40, 3, juillet 2006, p. 398-399 (Michael G. Kelly) Romantisme, 133, 2006 (David Charles) COnTEXTES, 14 mars 2007 (Buata Malela) Romanic Review, 98, 4, novembre 2007, p. 523-525 (Vincent Aurora) Revue d’histoire littéraire de la France, 108, 4, décembre 2008, p. 975-977 (Jean-Luc Steinmetz) Le Magazine littéraire, 492, décembre 2009, p. 26 (Laurent Malka)
Retour à la liste des titres de la collection Quatrième de couverture Qu’est-ce que le tiers-mondisme ? Pour les tenants de ce courant politique, il s’agissait de faire la révolution dans les pays en voie de développement; pour nombre d’auteurs français, il a été, de 1950 à 1985, un discours phare. Désormais raillé, quand il n’est pas oublié, le tiers-mondisme reste pourtant d’actualité, car il annonçait la crise contemporaine des figures de l’intellectuel et du militant. Quarante ans après son apogée, le temps est venu d’analyser, en historien des idées, la rencontre inattendue entre la «faucille» et le «condor», entre une gauche radicale et le cône Sud de l’Amérique latine. Examinant le tiers-mondisme latino-américain, Mauricio Segura retrace son émergence, son apogée et sa décomposition, et il démonte ses logiques argumentative et narrative. Né de la conjoncture de la Guerre froide, ce complexe idéologique est non seulement le signe du rejet de la politique par les intellectuels sous la Ve République, mais aussi un transfert utopique, la manifestation d’un désir d’exotisme et une réaction contre le féminisme. Le tiers-mondisme est ici replongé dans le vacarme des discours de la deuxième moitié du XXe siècle. En se penchant sur des essais ou des romans de Sartre, Fanon, Debray, Detrez, Bruckner, mais aussi de Camus, Lévi-Strauss, Aron et Revel, sans oublier les romans de Gérard de Villiers, Mauricio Segura rappelle que si le héros tiers-mondiste court le monde, c’est autant pour saisir l’Autre que pour se comprendre lui-même. Né en 1969, Mauricio Segura est docteur de l’Université McGill (Montréal). Il a publié plusieurs articles sur les rapports entre les idées politiques et la littérature de la deuxième moitié du XXe siècle. Il est également l’auteur de deux romans, Côte-des-Nègres et Bouche-à-bouche. La Faucille et le condor est son premier essai. Table des matières Remerciements Liste des sigles Méthode et contexte
Chapitre I
Chapitre II
Chapitre III
Conclusion Bibliographie Index Comptes rendus Canadian journal of Latin American and Caribbean studies / Revue canadienne des études latino-américaines et caraïbes, vol. 31, no 62, juillet 2006, p. 291-294 (Ricardo Peñafiel) COnTEXTES, 11 novembre 2007 (Kristine Vanden Berghe)
Revue de littérature comparée, vol. 82, no 326, avril-juin 2008, p. 229-230 (Daniel-Henri Pageaux)
Retour à la liste des titres de la collection Quatrième de couverture La Seconde Guerre mondiale est un des événements les plus traumatiques vécus en Europe au cours du XXe siècle. C’est aussi l’un des plus commentés, discutés, mis en récit. C’est précisément à l’étude de ces romans que se consacre Yan Hamel dans la Bataille des mémoires. Cette étude est nécessaire parce que plusieurs des plus grands écrivains contemporains ont essayé de donner un sens à ce qui ne paraissait pas en avoir. La Bataille des mémoires fait entendre les voix de Vercors et de Julien Gracq, de Lydie Salvayre et de Marguerite Duras, de Romain Gary et de Louis-Ferdinand Céline, de Jorge Semprun et de Jean Rouaud, de Jean Genet et de Michel Tournier, sans oublier celles de Simone de Beauvoir, Roger Nimier, Riger Vailland, Marcel Aymé, Claude Simon et Patrick Modiano. Il fallait aussi se pencher sur leurs œuvres, car elles soulèvent des problèmes fondamentaux. Comment arrive-t-on à dire ce qui paraît si difficile à dire : la guerre, la mort, l’oubli ? Que peut la littérature devant une tragédie comme celle des années 1939-1945 ? Les écrivains peuvent-ils rester à l’écart des drames de leur époque et ne pas s’engager ? Voici quelques-unes des questions difficiles, et essentielles, auxquelles la Bataille des mémoires apporte des réponses. Yan Hamel a publié plusieurs articles sur la littérature française contemporaine et il a coédité deux volumes collectifs : Victor Hugo (2003-1802) (2003) et Des mots et des muscles ! (2005). Table des matières Remerciements
Liste des abréviations La Seconde Guerre mondiale en France de 1945 à nos jours
Chapitre 1 : Les demandes mémorielles de l’immédiat après-guerre
Chapitre 2 : Le roman comme réponse
Chapitre 3 : La guerre, un motif poétique
Chapitre 4 : Des romans du présent
Conclusion Guerre des romans
Bibliographie Index Retour à la liste des titres de la collection
Quatrième de couverture L’histoire de la littérature ne se souvient plus guère de Paulin Gagne (1808-1876). Contrairement à Gustave Flaubert, à Louise Colet et à Tristan Corbière, elle ne sait plus rien de l’auteur du Suicide, de la Philanthropophagie, de l’Unitéide et d’Omégar, pour épingler quelques titres d’une production surabondante. Tout au plus, elle le considère comme un «fou littéraire», catégorie floue et par là inopérante. Au rebours de cette histoire obsédée par les classements et les palmarès, Pierre Popovic montre que Gagne est un «absorbeur sémiotique», qu’il a entendu, et bien entendu, ce que disait l’«imaginaire social» du second Empire et qu’il est donc un excellent révélateur de la culture dix-neuviémiste et de ses fantasmatiques. Pour reconnaître cela, il faut prendre au sérieux les discours de celui qu’on a longtemps décrit comme le poète qui faisait rire de lui. Lire Paulin Gagne aujourd’hui, c’est dépouiller des journaux, interroger les aliénistes, étudier les chroniqueurs de la vie littéraire, replonger son œuvre dans la masse des discours contemporains. C’est montrer par l’exemple quelle peut être la valeur d’un saut dans l’étrangeté, d’un travail sur le plus déclassé des poètes. C’est le faire dialoguer avec Chateaubriand, avec George Sand, avec Auguste Comte, voire avec les deux Napoléon. C’est accepter d’entendre la douleur du plus isolé des littérateurs. C’est aussi rendre au XIXe français une partie de son épaisseur perdue. Pierre Popovic est professeur à l’Université de Montréal. Il a notamment publié la Contradiction du poème : poésie et discours social au Québec de 1948 à 1953 (1992), Entretiens avec Gilles Marcotte. De la littérature avant toute chose (1996), Un livre dont vous êtes l’intellectuel (avec Michel Biron, 1998) et le Village québécois d’aujourd’hui. Glossaire (avec Benoît Melançon, 2001). Table des matières
Chapitre premier
Chapitre deuxième
Chapitre troisième
Chapitre quatrième
Chapitre cinquième
Chapitre sixième
Chapitre septième
Chapitre huitième
Conclusion Éléments de bibliographie
Annexe Remerciements Notice Index Comptes rendus La Recherche. L’actualité des sciences, 20 août 2008 (Anouck Cape) Cahiers de l’Institut international de recherches et d’explorations sur les fous littéraires, 02, 2008, p. e-f (Tanka G. Tremblay) COnTEXTES, 7 janvier 2009 (Sarah Sindaco) McGill Sociological Review, 1, janvier 2010, p. 69-70 (Nicolina Katinakis) University of Toronto Quarterly, 79, 1, hiver 2010, p. 165-168 (Roland Le Huenen)
Retour à la liste des titres de la collection Quatrième de couverture Ce livre veut répondre à deux questions : «Que sait le roman de la mondanité ?» et «Que sait la mondanité du roman ?», cela à la fin du XIXe et au début du XXe siècle en France. La réponse passe par le croisement de deux ensembles de textes. Le premier est un corpus romanesque : on y rencontre Paul Bourget, Edmond de Goncourt, Maupassant, Romain Rolland, Colette, Gide, beaucoup d’autres. Le second est un corpus médiatique : la presse mondaine parisienne et provinciale, du grand quotidien à la petite feuille, qui parle de mode, de sport, de villégiature, de vedettariat, qui regorge de potins et d’échos, qui multiplie les portraits, qui expose le Grand monde au regard de tout un chacun. Cette rencontre peut paraître inattendue : les études littéraires ont souvent tendance à regarder de haut le discours médiatique, réputé éphémère, léger, anecdotique. Fiction du monde montre au contraire qu’il est indispensable de prendre ce discours au sérieux si l’on veut comprendre comment, au tournant des années 1900, on passe d’une culture de classe à une culture de masse, d’une sociabilité de la proximité à une sociabilité de la distance. Ce passage, on ne le saisit jamais mieux que dans À la recherche du temps perdu. Le cycle romanesque de Proust est le chant du cygne d’une culture et l’incarnation d’une autre, inouïe celle-là. Elle est toujours la nôtre. Guillaume Pinson est professeur au Département des littératures de l’Université Laval (Québec). Il a publié des articles dans Études françaises, Tangence, French Studies, French Forum et d’autres revues. Fiction du monde est son premier livre. Table des matières Introduction Première partie Premier chapitre
Deuxième chapitre
Troisième chapitre
Quatrième chapitre
Cinquième chapitre
Seconde partie Sixième chapitre
Septième chapitre
Huitième chapitre
Conclusion Bibliographie
Remerciements Notice Index Table des illustrations Comptes rendus Le Devoir, 15-16 novembre 2008, p. F26 (Michel Lapierre) Québec français, 152, hiver 2009, p. 6 (Carole-Anne Tanguay) @nalyses, 10 mars 2009 (Yves Thomas) Le Temps des médias, 11, 2, 2008, p. 255-258 (Gilles Feyel) Histoires littéraires, 36, 2008 Revue d’histoire littéraire de la France, 109, 2, 2009, p. 468-470 (Denis Pernot) Romantisme, 146, 4e trimestre 2009, p. 145-146 (Judith Lyon-Caen) COnTEXTES, 24 septembre 2010 (Clara Édouard)
Retour à la liste des titres de la collection Quatrième de couverture Culture, politique, société, famille : la Révolution française marque un tournant sur tous les plans. C’est aussi vrai du don, puisqu’au lendemain de 1789 une question inédite se fait entendre. Qu’arrive-t-il quand ceux qui ont l’habitude de donner (les nobles) se retrouvent obligés, pour survivre, de recevoir les largesses d’autrui ? Pour répondre à cette question, Geneviève Lafrance a analysé la représentation des dons dans cinq romans parus à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle. Elle a aussi voulu savoir ce que pensaient les pouvoirs révolutionnaires de la bienfaisance, de la charité, de la dot, du legs. C’est du croisement de ces réflexions — les romanesques comme les juridiques — que naît l’étonnant portrait d’une époque où les dons sont souvent impuissants à rendre heureux ceux qui les reçoivent comme ceux qui les font. Chacun à sa manière, Gabriel Sénac de Meilhan, Isabelle de Charrière, Joseph Fiévée et Germaine de Staël mettent en cause l’idéal bienfaisant qui caractérisait le siècle des Lumières. Ils nous obligent par là à réfléchir à ce que donner veut dire, hier comme aujourd’hui.Geneviève Lafrance est chercheuse postdoctorale à Columbia University à New York. Elle a édité deux ouvrages collectifs et elle a publié des articles dans Voix et images, Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, Annales Benjamin-Constant, Contextes et Cahiers staëliens. Qui perd gagne est son premier livre. En 2008, la thèse dont est tiré ce livre a reçu le Prix d’excellence de l’Académie des grands Montréalais dans la catégorie Sciences humaines et sociales, arts et lettres.Elle a aussi représenté l’Université de Montréal au concours de la meilleure thèse de la Northeastern Association of Graduate Schools (2008-2009).
Bienfaisance et Révolution Corpus Interdiscours Bienfaisance et don Chapitre I «Pour l’honneur de l’humanité» Première loi : penser la réciproque Deuxième loi : le don comme restitution Troisième loi : taire le nom Quatrième loi : retransmettre La lettre comme don Racheter ses dettes au champ d’honneur Chapitre II «Qu’est-ce donc que cette harpe ?» Enquête sur l’origine de quelques dons Le don, la faute, l’oubli Le prix des dons (I) «Qu’il est difficile de faire le bien!» Bienfaisance et illusion Chapitre III Recevoir son dû La logique législative à l’épreuve du romanesque La bienfaisance, une dangereuse pratique ? Qui perd gagne Une solution féminine à l’incurie paternelle La dot en question Chapitre IV La liberté de donner Un don conflictuel Alliances Le prix des dons (II) Corinne, ou le don de l’oubli Conclusion Bibliographie Corpus primaire Études critiques Remerciements Index
Comptes rendus Acta Fabula, 16 novembre 2009 (Florence Magnot-Ogilvy) Annales Benjamin-Constant, 34, 2009, p. 211-214 (François Rosset) Revue d’histoire littéraire de la France, 109, 4, 2009, p. 963-964 (Gérard Gengembre) Revue du MAUSS, 33, 1, 2009, p. 455-456 (Jacques T. Godbout) Studi Francesi, 160 (LIV, 1), janvier-avril 2010 (Maurizio Melai) Revue d’histoire littéraire de la France, 111, 1, janvier 2011, p. 115-122 (Michel Delon)
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Quatrième de couverture En 1775, à Paris, paraît un roman intitulé le Philosophe sans prétention. L’auteur de ce «roman chimique» est Louis-Guillaume de La Folie, membre de l’Académie de Rouen et interlocuteur de quelques-uns des principaux chimistes de son temps. Du roman au mémoire académique il n’y a qu’un pas : monsieur de La Folie invite ses lecteurs à consulter à la fois sa fiction et ses textes savants pour y trouver les démonstrations de ses théories. Son attitude est exemplaire de celle de plusieurs romanciers et scientifiques de la fin de l’Ancien Régime. Pendant que certains se méfient des «écarts de l’imagination», d’autres, au contraire, croient que le roman a quelque chose de propre à dire sur les sciences et leur avancement. Ce sont les représentations proposées par les uns et par les autres que met en lumière Joël Castonguay-Bélanger. Qui sont ces romanciers et ces scientifiques ? On croise dans les Écarts de l’imagination Buffon et Bernardin de Saint-Pierre, Lavoisier et le marquis de Sade, Condorcet et Rétif de La Bretonne, Lamarck et Casanova, sans oublier quelques savants fous et des charlatans comme Mesmer. Tous ces gens se sont passionnés pour le mouvement des marées, l’ascension des premiers ballons et les théories de la reproduction. Entre boudoirs et laboratoires, ils ont voulu comprendre l’attraction des corps, au sens newtonien comme au sens libertin. Les «pyrogues aérostatiques» les intéressaient autant que les voyages au centre de la terre. Pour eux, un «amusement» pouvait être «physique» et «géométrique». Ils ont vécu à une époque, la fin du XVIIIe siècle, traversée de révolutions. Celles-ci ont été politiques, scientifiques, littéraires. Le moment était venu de les embrasser d’un seul regard.Joël Castonguay-Bélanger est chercheur postdoctoral à Stanford University. Il a publié des articles dans Eighteenth-Century Fiction, Études françaises et PFSCL. Les Écarts de l’imagination est son premier livre. En 2008, la thèse dont est tiré ce livre a reçu le prix de la meilleure thèse de la Faculté des études supérieures et postdoctorales de l’Université de Montréal dans le domaine des sciences humaines, arts et lettres, ainsi que le prix de la meilleure thèse en cotutelle France-Québec décerné par le ministère des Relations internationales du Québec et par le Consulat général de France à Québec.
Remerciements
Les sciences en révolution Un roman scientifique ? Première partie Premier chapitre La fin d’une époque
Les idées et les mots
Deuxième chapitre Le roman et la vulgarisation
Le roman apologétique
Le roman comme tribune
Deuxième partie Troisième chapitre Les mystères de la génération
Quand la physique s’invite dans le lit conjugal
Quatrième chapitre L’invention d’une bulle de savon
Le roman à la conquête du ciel
L’avenir du ballon
Cinquième chapitre L’homme de science et son double
La science désenchantée
Conclusion Bibliographie Corpus primaire Corpus secondaire Index Table des illustrations
Comptes rendus Acta Fabula, 7 février 2009 (Suzanne Dumouchel) COnTEXTES, 24 février 2009 (Valérie Stiénon) @nalyses, 1er septembre 2009 (Maxime Prévost) Dix-huitième siècle, 41, 2009, p. 701-702 (Jacques Guilhaumou) Modern Language Review, 105, 1, janvier 2010, p. 247-248 (Malcolm Cook) University of Toronto Quarterly, 79, 1, hiver 2010, p. 154-161 (Swann Paradis) Revue d’histoire littéraire de la France, 111, 1, janvier 2011, p. 115-122 (Michel Delon)
Retour à la liste des titres de la collection Quatrième de couverture Comment peut-on passer d’une justice arbitraire à une justice rationnelle ? Voilà une des questions que se sont posées, au XVIIIe siècle, ceux que l’on appelle aujourd’hui les Philosophes. Leur volonté générale de réforme de la société et de ses institutions s’accompagnait d’une réflexion sur le crime et sa gestion. La ville de Genève a été un des laboratoires de cette réflexion. Michel Porret montre que ce projet de réforme judiciaire suppose une chose essentielle : pour qu’une justice plus rationnelle soit possible, il faut «qualifier» le crime, en établir les «circonstances», atténuantes ou aggravantes. Ce sera à l’expert de le faire. À partir du siècle des Lumières, on le convoquera sans cesse sur la scène du crime. Qu’il s’agisse de tromperie, de commerce du livre dangereux, de viol, de suicide ou de mort violente, l’expert est partout. Mais comment saisir son rôle ? Les archives judiciaires genevoises regorgent de récits par lesquels on assiste à la transformation de la façon de rendre la justice à la fin de l’Ancien Régime. Elles révèlent aussi la détresse des petites gens devant les drames dont ils sont victimes. Mêlées à celle des experts et des théoriciens du droit, c’est leurs voix que Michel Porret fait enfin entendre. Michel Porret est professeur d’histoire à l’Université de Genève. Son ouvrage le Crime et ses circonstances. De l’esprit de l’arbitraire au siècle des Lumières selon les réquisitoires des procureurs généraux de Genève (1995) lui a valu le prix Montesquieu de l’Académie Montesquieu de Bordeaux. Il a également publié Beccaria. Le droit de punir (2003) et l’Homme aux pensées nocturnes (2001) et il a édité plusieurs volumes collectifs sur le XVIIIe siècle.
Abréviations
Introduction Les circonstances du crime Le livre incriminé Experts Science, vérité, justice Première partie Chapitre 1 De sorcière à devineresse Grimoires et Clavicules de Salomon Imaginaire divinatoire, criminalité astucieuse Le règne de la superstition est passé Chapitre 2 Traqué comme une bête Un délit doublement qualifié Motivations des enrôlés Le pacte de recrutement L’aventurier Sans Façon Protéger les individus Chapitre 3 Le poids de la domesticité Les circonstances du vol domestique Chapitre 4 La jeune fille mal gardée Colette Schweppe, l’enfant ravie Le père contre le séducteur Deuxième partie Chapitre 5 Censure Fréquence de la censure Le réquisitoire du procureur général Le paradoxe de la censure
Chapitre 6 Gabriel Grasset sur la sellette L’expertise typographico-légale Pages mouillées Feuilles de maculatures, indices typographiques Corps du livre, corps du délit Chapitre 7 L’obscénité Écrits scandaleux L’affaire du Gazetier cuirassé Troisième partie Chapitre 8 Médecine judiciaire Science, vérité, justice La révolution inquisitoire et le champ, médico-judiciaire Les experts sur la scène publique du crime La science positive Chapitre 9 Le crime cruel Les circonstances aggravantes du viol Le corps souillé et outragé Le remède pire que le mal Le rapport de l’expert Chapitre 10 Un crime de «lèse-majesté humaine» Trois cents suicidés La missive de la dernière heure L’œil du légiste Le mode opératoire Le suicide des plus âgés Souffrance Briser le lien social Chapitre 11 Prévention, sauvetage Observer le cadavre du submergé Symptômes de la noyade Domestiquer l’eau vive Chapitre 12 Indices matériels, vestiges du crime Meurtre sur la grève d’une rivière L’affaire Corboz : l’empreinte sanglante Les signes de la violence : l’objectivité à charge Chapitre 13 Le drame de la nuit Funérailles dans une ville émue Instruction judiciaire, querelle des experts Guérie et libre «Rien ne parle à mon âme» Conclusion Notice Index Table des illustrations Comptes rendus L’Histoire, 341, avril 2009, p. 3 La Tribune de Genève, 7 août 2009 (Estelle Lucien) Dix-huitième siècle, 41, 2009, p. 726 (Lise Andriès) Acta Fabula, notes de lecture, 30 mars 2010 (Lucien Castex)
Retour à la liste des titres de la collection Quatrième de couverture Du tournant des années 1960 jusqu’au début des années 1980, une génération de cinéastes a œuvré au sein de l’Office national du film pour jeter les bases du cinéma québécois. L’auteure met l’accent sur la dimension communautaire du travail de ces cinéastes et sur le désir de communauté du public de cette époque. Grâce à une approche interdisciplinaire, elle dévoile les fondations d’une cinématographie de proximité qui fait une large place à la production de lien social. À l’issue de son enquête, elle fait ressortir l’inscription décisive de la socialité du don dans l’esthétique des films de cette période déterminante de l’histoire du cinéma québécois, et tout particulièrement dans ceux de Pierre Perrault. L’étude de la cinématographie québécoise permet de comprendre la fabrication du film et sa réception comme une épreuve de la communauté que vivent les filmeurs, les filmés et les spectateurs. C’est toute l’expérience relationnelle à la base du documentaire qui est ici repensée comme composante esthétique du film. Marion Froger est professeure adjointe au Département d’histoire de l’art et d’études cinématographiques de l’Université de Montréal. Elle a codirigé deux ouvrages collectifs sur l’intermédialité, elle a publié des articles dans les revues Cinémas, Intermédialités, Visio et Possibles, et elle a contribué à plusieurs ouvrages collectifs sur le cinéma documentaire. Le cinéma à l’épreuve de la communauté est son premier livre. Table des matières Le contexte sociopolitique Les pratiques collaboratives La réception dans le milieu francophone L’expérience esthétique La communauté, en passant par le lien Première partie Le lien social au Québec au tournant des années 1960
Politique culturelle, structure de champ et société liminaire
La construction du monde commun : espace et débat public
Deuxième partie Introduction Création collective et milieux alternatifs La communauté du film
Des modèles de sociabilité
Dispositifs de médiation
Sentiment de communion et bain communautaire
La sémiotique relationnelle
Troisième partie Sensibilité communautaire
Anthropologie du lien sur le terrain documentaire
Le don du film
Conclusion Bibliographie Filmographie Index Comptes rendus Voir, 8 juillet 2010 (Manon Dumais) Globe. Revue internationale d’études québécoises, 13, 1, 2010, p. 184-188 (Mélissa Thériault)
Retour à la liste des titres de la collection Quatrième de couverture Qu’est-ce qui a changé sur les scènes de théâtre à Montréal entre 1940 et 1980 ? Dans quelles circonstances la mise en scène au sens moderne du terme est-elle apparue au Québec ? Comment et sous quelles influences croisées s’est-elle transformée depuis son émergence dans les années 1940 jusqu’à sa contestation par les collectifs de création des années 1970 ? Quel type de jeu de l’acteur, d’esthétique scénique, de répertoire privilégiait-on et pourquoi ? Voilà des questions auxquelles Sylvain Schryburt répond dans cette première histoire des pratiques scéniques montréalaises au XXe siècle. Nourri par d’abondantes sources archivistiques, illustré de photographies rarement ou jamais publiées, cet ouvrage fait revivre quarante années d’activité théâtrale montréalaise. Il raconte les grandes troupes comme les petites, il fait entendre des voix connues et d’autres qui le sont moins, il dresse la cartographie d’un théâtre en pleine ébullition dont il ne reste aujourd’hui que quelques échos lointains. Professeur au Département de théâtre de l’Université d’Ottawa, Sylvain Schryburt a été rédacteur en chef de la revue L’Annuaire théâtral et critique aux Cahiers de théâtre Jeu. Entre l’histoire et l’essai critique sur les pratiques scéniques les plus contemporaines, ses travaux portent sur les relations entre l’esthétique et l’institution théâtrale. De l’acteur vedette au théâtre de festival est son premier livre. Table des matières Remerciements Une histoire des pratiques scéniques du passé L’émergence du metteur en scène (1937-1952)
Un modèle de pureté (1951-1960)
Les pressions de la marge (1958-1969)
L’entrée en scène du théâtre québécois (1968-1980)
Conclusion
Bibliographie Index
Comptes rendus Le Devoir, 20 septembre 2011, p. B7 (Michel Bélair) La Presse, 23 septembre 2011, cahier Arts et spectacles, p. 7 (Daniel Lemay) Retour à la liste des titres de la collection |
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