Benoît Melançon
Département des littératures de langue française
Université de Montréal
FRA 3220 — Auteur français (Marivaux)


Exemples de questions de dissertation


Dernière mise à jour : 8 janvier 2007

I. Pourquoi le monde du théâtre est-il en crise au XVIIIe siècle ? Quelle(s) réponse(s) les Lumières apporteront-elles à cette crise ? Pour répondre à ces questions, il vous faudra utiliser des textes du XVIIe siècle et des textes du XVIIIe siècle. Il faudra que ces textes appartiennent à des genres divers.

II. Que dire de la figure paternelle dans le théâtre de l’âge classique ? Quelle est sa représentation ? Quel est son rôle (dramatique, politique, moral, etc.) ? Pour répondre à ces questions, il vous faudra utiliser des textes du XVIIe siècle et des textes du XVIIIe siècle. Il faudra que ces textes appartiennent à des genres divers. Ces textes peuvent avoir été vus en classe, mais d’autres textes peuvent aussi être mis à contribution.

III. Vous voulez réussir dans la carrière des lettres à l’âge classique. Comment devez-vous mener votre carrière ? Quel(s) genre(s) devez-vous pratiquer ? Quel(s) lieu(x) devez-vous fréquenter ? Quelle(s) valeur(s) devez-vous défendre ? Vos choix seraient-ils les mêmes tout au long de l’âge classique ou varieraient-ils selon le temps ? Appuyez votre propos d’exemples de carrières réussies (ou ratées).

IV. Un critique a écrit que Phèdre était une «tragédie sans marivaudage» : «les mots ne se reprennent jamais», ajoutait-il. Commentez ce jugement en vous appuyant principalement sur la pièce de Racine et sur une pièce de Marivaux.

V. Préparez une anthologie de textes de l’âge classique. Cette anthologie peut comporter des textes vus en classe; elle doit comporter d’autres textes. Cette anthologie doit avoir une cohérence nette : vous devrez justifier votre choix dans une préface. L’évaluation portera sur cette justification et sur la diversité des textes retenus. Il faudra me remettre à la fois les textes que vous aurez choisis et votre préface. (Sous réserve d’approbation du professeur, il pourrait s’agir d’un recueil d’œuvres picturales.)

VI. Selon Jean-Pierre Sarrazac, la morale du genre sérieux au XVIIIe siècle pourrait se résumer par la formule suivante : «d’un mal doit sortir un plus grand bien». Cela est-il vrai du théâtre de Diderot et de celui de Beaumarchais ? Appuyez-vous sur au moins une pièce de chacun de ces auteurs.

VII. Dans la préface de son Molière, Louis-Sébastien Mercier écrit que le but du drame est «d’allier dans une même action le comique et l’attendrissant, le familier et le noble, de fondre plusieurs sentiments en un seul, de les fortifier l’un par l’autre, et d’offrir ainsi une image plus réelle de nos passions mélangées et des différentes faces de la vie humaine». Cette définition s’applique-t-elle de la même façon aux pièces de la trilogie de Beaumarchais vues en classe ?

VIII. Qu’est-ce qui distingue la Mère coupable de Beaumarchais du Tartuffe de Molière ?

IX. Au XXe siècle, plusieurs personnes ont reproché aux gens de lettres du Siècle des lumières leur culte de la raison. Dans les textes au programme, voyez-vous des traces de ce culte ? Est-il contrebalancé par autre chose ? Étudiez au moins trois auteurs parmi ceux au programme; un de ces auteurs sera le Rousseau des Rêveries du promeneur solitaire.

X. Selon Pierre Malandain, dans la trilogie de Beaumarchais, «Figaro joue allègrement avec le feu, mais sera le premier surpris de voir soudain tout s’embraser». Cette lecture du théâtre de Beaumarchais vous paraît-elle convaincante ? Pourquoi ?

XI. On a souvent rapproché le Figaro de Beaumarchais de l’Arlequin de Marivaux. À partir des pièces des deux auteurs au programme, distinguez ces deux figures de valets.

XII. En vous appuyant sur les définitions du drame bourgeois de Diderot et de Beaumarchais, répondez à la question suivante : le Mariage de Figaro est-il un drame bourgeois ? Justifiez votre réponse.

XIII. L’on prétend souvent que la pratique de la parade a marqué le théâtre de Beaumarchais. Partagez-vous cette opinion ? Appuyez votre réponse sur les pièces de Beaumarchais au programme. (Vous pouvez aussi vous servir du Barbier de Séville.)

XIV. Dans son «Essai sur le genre dramatique sérieux» (1767), Beaumarchais écrit : «Il est de l’essence du genre sérieux d’offrir un intérêt plus pressant, une moralité plus directe que la Tragédie héroïque, et plus profonde que la Comédie plaisante, toutes choses égales d’ailleurs.» Cette façon de concevoir le genre sérieux vous semble-t-elle permettre de rendre compte de l’écriture dramatique de Beaumarchais dans les pièces au programme ?


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